Sabi Aliba : celui qui connaît le fleuve

De retour à la ville, avec mille choses à raconter ! Vivement que l’on monte le documentaire, pour vous montrer plus que quelques photos, vous dire plus que quelques mots.

Nous sommes partis de Maripasoula pour rejoindre Séké et sa joyeuse troupe de piroguiers. Séké, c’est un Bushinengué : un homme qui vit dans la forêt. Tout au long des quatre jours, il nous a fait découvrir sa culture, visiter les villages Amérindiens et Bushi’ le long du fleuve du Maroni. C’est qu’il faut le connaître le fleuve pour y naviguer ! Le Maroni, c’est la frontière entre la Guyane Française et le Suriname : on navigue de l’un à l’autre, on déjeune côté français, on dort côté surinamais. C’est aussi un haut lieu d’orpaillage, les barges du Suriname créent d’immenses bancs de sables qui changent le visage du fleuve chaque jour. Mais nous étions accompagnés de Sabi Aliba, celui qui connaît le fleuve. Alors tout va bien ! (on a appris qu’à la fin que même les piroguiers ont peur de passer les rapides… ahah)

guillaume adrien suriname

 

enfant lense dede amerindien

Nos 4 jours furent rythmés de visites de villages, de pêche aux piraïs (cousin du piranhas…ou frère, enfin un parent proche quoi ! ) , de danses traditionnelles, de nuits en hamac au milieu du fleuve, de rencontres de singes… Que de choses à vous partager ! 270km parcourus en pirogue, une véritable aventure. Si vous passez par la Guyane, c’est une descente à faire, les paysages sont sublimes, les rencontres troublantes… Et Séké est sans nul doute un excellent organisateur et un passionné, il a à coeur de faire découvrir sa culture et est apprécié dans tous les villages. Pour le joindre : 06 94 47 29 54, ou sabialiba@yahoo.fr .

carbet abattis kotica

seke peche sabi aliba maroni

Nous avons passé notre première nuit aux Abattis Kotica, rapides (dit « saut ») et réserve naturelle de Lawa, le fleuve qui se jette dans le Maroni. Le coucher du soleil était superbe, le repas concocté par Vincent (notre guide) délicieux… Bref une ambiance apaisante. Pour nous ce fut une vraie surprise, on ne s’attendait pas à de tels paysages en Guyane. On se lave dans l’eau du fleuve, avant l’apéro au Ti-Punch sous le carbet…

orpaillage

tania et guillaume orpailleurs

Les barges d’orpailleurs sont partout, sous l’eau : l’or ! Côté français, l’orpaillage est interdit à moins de demander quelques documents administratifs et de patienter quelques années pour les avoir. C’est pas plus mal : tellement de mercure et tellement de sable déplacé, l’écologie en prend un coup ! Mais côté suriname, pani pwoblem ! Ça creuse la vase à tout va, ça fait un bruit d’enfer, pour quelques paillettes d’or. On a tenté de fouillé dans les cailloux, mais en vain, on ne reviendra pas riches. Ou en tout cas pas avec l’or.

guillaume seke pirogue maroni

maroni sunset pirogue

mains seke djembe

enfant kwata maroni

 

Notre richesse, elle était dans le sourire des gosses qui nous accueillaient à l’entrée des villages. Amérindiens et Bushinengués partagent leur savoir, leur terre… Le Maroni est lourd d’histoires, de conflits et de traditions. Chacun y va de son anecdote, de sa légende. Et plus on avance vers Saint-Laurent du Maroni, plus on traverse l’histoire. Mais Saint-Laurent, c’est une autre époque que l’on vous racontera plus tard !

Le Maroni, ce fut un moment fort où l’on découvre des peuples qui se reconstruisent et réapprennent à vivre ensemble. Il faut que vous veniez voir ça 🙂

On poursuit notre périple en Guyane vers Kaw demain, on profite de nos derniers jours… À très bientôt depuis Paris !

Merci à tous ceux que l’on a croisés ou accompagnés sur le Maroni, et qui ont fait de ces quelques jours une aventure enrichissante.

On vous aime p***** !

tania love soleil

opb

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